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ème jour de rando dans le parc.
Aujourd’hui, réveil à 7h, grand soleil et enfin les courbatures semblent vouloir se faire oublier après deux premiers jours difficiles. Là, "ça va gicler dans les bosses" ;-)! Et ça tombe bien car le programme est à la hauteur : 3 heures de montée dans la vallée des français pour arriver dans le cirque intérieur du Torres.
A 8h, top départ, Yvane a déjà les jambes de speedy gonzalès, tandis que je m’accroche en chasse-patate (pour les fans de bicyclette). Les cuisses commencent doucement à chauffer quand soudain…
« Hey ! » me lance Yvane se figeant et regardant sur sa droite. Je tourne la tête m’arrête à mon tour. Un puma ! Incroyable ! A moins de 20 mètres, massif, musculeux et splendide… Ils sont si rares, mais là, le voilà…THE PUMA, l’ultime prédateur patagon, venu se désaltérer à la cascade où nous l’y surprenons.
En un instant Yvane sort l’appareil photo, dégaine 3 fois et moi je prends un gros caillou, pas rassuré quand même le Romain ( « ben non hein » !!) vu la taille de la bestiole, mais subjugué malgré tout…
Les quelques secondes qui suivent dureront une éternité ! Il nous regarde, pas agressif ni apeuré, plutôt observateur et curieux… Nos 3 paires d’yeux se croisent : l’instant est magique et d’une émotion rare.
Et pfiit, demi-tour, petit entre-chat (hum hum) dans les buissons, et il disparaît, nous laissant sur le point de claquer notre pile…
Le reste de la balade sera splendide, mais l’image du félin restera ancrée dans nos esprits.
Au retour, le guardaparque nous confirmera, en regardant ébahi les photos d’Yvane, que c’est un réel « privilegio ! ». Certains travaillent des années dans le parc sans avoir la chance de voir le bout de la queue de l'animal…!
Allez, fin du suspens, voici les clichés…
La journée devait être placée sous le signe de la rencontre avec la faune car en fait à 2h du matin dans la tente, nous avons fait la chasse au rat!
L’espèce du coin a du goût puisqu’elle a été jusqu’à nous faire 2 aérations supplémentaires dans la tente pour essayer de nous piquer nos donuts au chocolat du p’tit dèj (y’a plus de respect ma pauv’ dame) !
Sans balancer, il y a un des occupants de la tente qui a laissé son sac de nourriture à l’air libre, et ce n’est pas moi… Je n'ai pas de photos de la bête cette fois, qui a sans doute eu peur me voyant sortir en slip (pourtant j’avais enfin pris une douche après 2 jours de marche version fennec), mais juste un souvenir de son passage…